Pourquoi les chrétiens perdent la guerre contre l’anxiété (et comment Dieu nous a conçus pour la combattre)
Accueil » Actualités » Pourquoi les chrétiens perdent la guerre contre l’anxiété (et comment Dieu nous a conçus pour la combattre)

Pourquoi les chrétiens perdent la guerre contre l’anxiété (et comment Dieu nous a conçus pour la combattre)

J'ai passé plus de 25 ans à opérer sur le cerveau humain, changeant des vies en effectuant des interventions structurelles précises dans le système nerveux. J'ai passé autant de temps à gérer mon propre cerveau, qui a été remodelé par une série d'événements qui ont bouleversé ma vie.

Lors de mon déploiement en tant que chirurgien de combat pendant la guerre en Irak, j'ai appris par moi-même comment un traumatisme remodèle le cerveau lorsqu'il est menacé, et je suis rentré chez moi aux prises avec le SSPT. Puis, en tant que père, j’ai appris ce que signifie pleurer la perte d’un enfant d’une manière à laquelle aucune formation médicale ne peut vous préparer.

Ces expériences m'ont appris quelque chose d'inconfortable mais nécessaire. De nombreux chrétiens, dont moi-même, sont sincères dans leur foi et fidèles dans leurs prières, mais restent submergés par l’anxiété, la peur et le désespoir. Nous nous demandons pourquoi Dieu ne nous l’enlève pas lorsque nous le lui demandons – et trop souvent, nous ne savons pas quoi faire pour obtenir de l’aide.

Nous avons tendance à osciller entre deux extrêmes : soit spiritualiser l’anxiété comme un échec de la foi, soit la pathologiser comme étant totalement hors de notre responsabilité. Aucune des deux approches n’est fidèle aux Écritures ou à ce que nous savons aujourd’hui sur le cerveau, et aucune ne mène à une guérison durable. Mais j’ai découvert une autre approche, qui a changé mon cerveau et ma vie pour le mieux.

La Bible ne présente jamais l’esprit humain comme un terrain neutre. L’Écriture affirme que ce sur quoi nous avons tendance à nous attarder et à répéter façonne qui nous devenons. « Ce qu'un homme pense dans son cœur, tel est-il » (Proverbes 23 :7, NKJV). Paul demande aux croyants de diriger activement leurs pensées vers ce qui est vrai, noble, juste, pur et digne de louange (Philippiens 4 : 8). Jésus lui-même relie la condition de la vie intérieure à la réalité extérieure (Luc 6 :45).

Ce ne sont pas de vagues suggestions spirituelles ; ce sont des commandes formatrices. Et les neurosciences modernes ont commencé à découvrir à quel point ces commandes sont littérales.

Nous savons maintenant que le cerveau que Dieu a conçu n’est pas fixe, ni intrinsèquement fragile, ni destiné à un dysfonctionnement permanent après des épreuves. Il est continuellement façonné par l’attention, la répétition et la pratique. Les voies neuronales se renforcent avec l’utilisation et s’affaiblissent avec la négligence. Les circuits de peur se développent lors des répétitions. Les circuits d’espoir se développent lorsqu’ils sont exercés. Cette capacité de changement conçue n’est pas une invention moderne. C'est une description de la façon dont Dieu nous a construits pour être transformés (Romains 12 : 2).

Malheureusement, de nombreux croyants ont appris, souvent involontairement, que les efforts impliquent un manque de foi. Nous prions pour la paix mais évitons les pratiques qui cultivent la paix. Nous demandons à Dieu de renouveler notre esprit, mais nous ne parvenons pas à répondre à nos schémas de pensée. Cette déconnexion est importante.

L’anxiété n’est pas simplement un déséquilibre chimique ou un défaut spirituel. Dans de nombreux cas, c’est le résultat prévisible d’un esprit qui a été entraîné, à la suite d’un traumatisme ou d’un stress chronique, à s’attendre à un danger partout. Cette formation s'est déroulée automatiquement. Le défaire demande des efforts. C’est là que la notion de devient impérative.

L’autochirurgie cérébrale ne consiste pas à devenir autonome ou à remplacer l’action de Dieu. Il s’agit d’un partenariat avec le Grand Médecin. L'auto-chirurgie cérébrale est la manière dont un chrétien peut délibérément et fidèlement diriger la capacité de changement que Dieu lui a donnée. Une fois que nous avons appris comment l’attention, l’intention et la pratique répétée façonnent le système nerveux, nous alignons ces pratiques sur la vérité. Il ne s’agit pas d’un auto-salut ; c'est la coopération.

En chirurgie, les résultats ne changent pas uniquement par l’espoir. Ils changent parce que les connaissances sont appliquées au bon endroit et de la bonne manière. La guérison physique nécessite à la fois de la confiance et de l’action. La même chose est vraie spirituellement.

Lorsque les croyants apprennent que les schémas anxieux ne sont pas permanents, la honte relâche son emprise. Lorsque nous réalisons que notre cerveau change littéralement tout le temps, l’espoir devient pratique. Cela ne veut pas dire que la thérapie ou les médicaments n’ont pas de valeur. Pour de nombreuses personnes, ils sont nécessaires et salvateurs. Mais ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont associés à une théologie qui affirme la responsabilité humaine sans nier la grâce.

J'ai vu ce qui se passe lorsque les croyants reprennent leur rôle de participants actifs dans le renouvellement de leur esprit. Ils apprennent à diriger leurs pensées, à interrompre les boucles basées sur la peur et à concentrer leur attention sur ce qui est vrai – et cela change leur cerveau. Non pas parce que Dieu s'est finalement manifesté, mais parce qu'ils ont appris à gérer leur système nerveux selon le dessein de Dieu pour l'épanouissement humain.

La vérité la plus encourageante pour les croyants anxieux n’est pas que Dieu assumera un jour la responsabilité de ce que nous évitons aujourd’hui. C’est qu’Il ​​nous a déjà donné des esprits capables de se renouveler, des cerveaux capables de changer, et une invitation à participer aux deux.

L’auto-chirurgie cérébrale n’est pas la source de la guérison, mais c’est un mécanisme donné par Dieu pour nous aider à vivre dans l’abondance que Dieu offre à chaque chrétien.