Le régime canadien d'euthanasie a maintenant besoin d'une transplantation cardiaque
Accueil » Actualités » Le régime canadien d’euthanasie a maintenant besoin d’une transplantation cardiaque

Le régime canadien d’euthanasie a maintenant besoin d’une transplantation cardiaque

L’expansion de l’aide médicale à mourir (AMM) à la santé mentale sera suspendue pendant encore trois ans au Canada. Cette décision sauvera des vies.

La semaine dernière encore, l’expansion de l’euthanasie semblait inévitable. Le Parti libéral, qui s’est récemment déclaré convaincu que des garanties suffisantes étaient en place pour proposer cette procédure économique et mettant fin à la vie, a changé d’avis.

Leur décision à la dernière minute de suspendre l’AMM est un signal que les cris des Canadiens inquiets et des critiques du monde entier ont temporairement ralenti l’un des « régimes d’euthanasie les plus permissifs au monde ».

Le ministre canadien de la Santé a admis ce que les experts en santé mentale, les médecins, les députés de l’opposition et les Canadiens moyens comprennent clairement : le Canada n’est pas prêt à mettre fin à la vie des personnes atteintes d’une maladie mentale traitable.

Cela ne devrait jamais non plus l’être.

Ce dont le régime a besoin maintenant, c’est d’une transplantation cardiaque, afin qu’il puisse imaginer un Canada dans lequel les traitements vitaux pour les personnes qui souffrent sont offerts plus facilement, quel qu’en soit le coût.

Un gouvernement capable de trouver des moyens de consacrer des milliards de dollars aux consultants en gestion et d’en consacrer des milliards supplémentaires pour aider les populations d’autres pays peut trouver des moyens de financer les soins de santé afin que les Canadiens vulnérables bénéficient du soutien social dont ils ont besoin. Rendre les traitements de santé mentale accessibles à tous ceux qui en ont besoin est un bon point de départ.

Cependant, n’attendons pas de réponses révolutionnaires de la part d’un gouvernement déjà à court d’idées, qui envisage les soins de santé sous l’angle de la rareté et sans créativité.

Les Canadiens de tous les secteurs de la société doivent profiter de ce moment, non seulement pour élever la voix au nom des personnes marginalisées et vulnérables, mais aussi pour proposer des solutions. Si nous avons appris quelque chose cette semaine, c’est que lorsque des personnes de tous horizons expriment leurs inquiétudes et crient, les décideurs publics doivent les écouter.

Même si l’accès au suicide médicalement assisté pour des raisons de santé mentale ne sera pas facilement accessible en 2024, le désespoir et la souffrance des gens partout au Canada ne disparaîtront pas. Les nombreuses personnes en souffrance qui envisageaient de profiter de la procédure pour mettre fin à leurs jours une fois l’AMM étendue à la santé mentale ont besoin d’aide.

La pause dans l’expansion devrait être permanente. Alors que nous prions et défendons cette décision politique, qui évitera la perte inutile de milliers de vies à l’avenir, nous devons trouver des moyens de soutenir les Canadiens qui souffrent aujourd’hui.

C’est une opportunité pour les communautés, et en particulier les communautés de foi, de faire ce que le gouvernement ne peut pas faire : rassembler les gens et donner de l’espoir au milieu de la souffrance et du désespoir.

Beaucoup de choses peuvent arriver en une semaine. Imaginez tout le bien qui peut être fait dans les années à venir.