Le suspect de l'attentat à Paris a prêté allégeance à l'Etat islamique et a été libéré après un autre complot terroriste
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Le suspect de l’attentat à Paris a prêté allégeance à l’Etat islamique et a été libéré après un autre complot terroriste

L’homme arrêté dans le cadre d’une attaque au couteau près de la Tour Eiffel à Paris ce week-end qui a coûté la vie à un citoyen germano-philippin et blessé deux autres personnes, avait déjà été emprisonné pour un complot terroriste distinct et recherché pour radicalisation présumée.

Armand Rajabpour-Miyandoab, un ressortissant français né en 1997 de parents iraniens près de Paris, a été identifié comme l’agresseur de l’attaque de samedi, a déclaré dimanche le procureur français Jean-François Ricard lors d’une conférence de presse.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré samedi aux journalistes que le suspect avait été libéré de prison en 2020 après avoir purgé quatre ans pour une autre attaque planifiée en 2016, ajoutant que le suspect avait scandé « Allahu Akbar » lors de l’attaque de samedi.

Darmanin a noté que le suspect suivait un traitement psychiatrique, était recherché pour une potentielle radicalisation islamique et inscrit sur une liste de surveillance terroriste.

« Cette personne était prête à en tuer d’autres », a déclaré Darmanin, selon l’Associated Press.

Ricard a déclaré que Rajabpour-Miyandoab avait fait preuve d’une « radicalisation persistante » et était en contact avec des extrémistes responsables d’autres attentats terroristes en France. Ricard a déclaré que Rajabpour-Miyandoab avait enregistré une vidéo publiée sur X avant de commettre l’attaque dans laquelle il avait prêté allégeance à l’État islamique.

« Dans cette vidéo, il a prêté allégeance à l’Etat islamique et exprimé son soutien aux jihadistes (…) en Afrique, en Irak, en Syrie, dans le Sinaï… au Yémen ou au Pakistan », a déclaré Ricard, selon l’AFP.

La vidéo a été publiée à partir d’un compte récemment ouvert qui a également publié des articles sur le Hamas et la guerre à Gaza, a ajouté Ricard.

Darmanin a déclaré que le suspect avait déclaré aux enquêteurs qu’il s’opposait à la mort de musulmans en « Afghanistan et en Palestine » et avait également affirmé que la France était « complice » des actions militaires israéliennes à Gaza après l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre qui a tué 1 200 personnes.

Parmi les victimes figurent un Allemand-Philippin de 23 ans, un citoyen britannique de 66 ans et un ressortissant français de 60 ans.

L’attaque a commencé par le poignardage du touriste allemand, suivi d’agressions à coups de marteau contre les victimes britanniques et françaises. Un chauffeur de taxi est intervenu, sauvant potentiellement d’autres vies. La police a utilisé un pistolet Taser pour maîtriser et arrêter le suspect.

Comme le suspect vivait avec ses parents dans la région de l’Essonne, au sud de Paris, Ricard a déclaré que sa mère avait fait part de ses inquiétudes concernant le comportement de son fils le mois dernier. Mais les autorités n’ont trouvé aucune violation qui justifierait une seconde poursuite.

Trois proches du suspect ont été placés en garde à vue pour être interrogés.

De hauts responsables français, dont la Première ministre Élisabeth Borne et le président Emmanuel Macron, ont fermement condamné cette attaque. La ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, a également dénoncé l’incident, le qualifiant de crime abominable.

Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a également souligné les problèmes de santé mentale de l’agresseur, soulignant un mélange d’idéologie, d’influence et de problèmes psychiatriques.

L’incident a soulevé des questions sur l’adéquation de la surveillance et de la sécurité publique, en particulier à la lumière des prochains Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris. La France a connu plusieurs attentats d’extrémistes islamistes ces dernières années, notamment les attentats de novembre 2015 à Paris revendiqués par l’État islamique.