Gérer les inconduites sexuelles entre enfants
À bien des égards, les comportements inappropriés entre enfants constituent un danger plus courant que la maltraitance des enfants par des adultes. Cela peut ressembler à un enfant plus âgé qui exploite un enfant plus jeune, ou à des enfants qui se livrent à des comportements répréhensibles qui peuvent ou non être consensuels, mais qui sont certainement préjudiciables. Les comportements répréhensibles entre enfants peuvent avoir lieu à l’école, à l’église et à la maison. Les cas d’inceste sont parmi les plus complexes.
S’il y a eu un signalement d’inconduite sexuelle de la part d’enfants, certains suggèrent que les parents s’en occupent. C’est une erreur pour plusieurs raisons. Premièrement, des lois sur le signalement des cas de maltraitance d’enfants pourraient être déclenchées. Deuxièmement, à moins d’être des experts, la plupart des parents ne sont pas équipés pour gérer correctement les abus entre enfants sans aide extérieure. La réponse courante consistant à « parler » à l’enfant agresseur et à « expliquer » que son comportement est mauvais ne « résout généralement pas le problème ». Au lieu de cela, ce qui arrive souvent dans ce cas, c’est que les abus cessent temporairement. Mais cela pourrait devenir clandestin. Ou encore, l’abus peut apparaître sous une forme beaucoup plus grave ou addictive quelque temps plus tard. Pour cette raison, les enfants impliqués, à la fois l’agresseur et la victime, auront besoin d’un professionnel pour les interroger et de soins professionnels, tels qu’un conseil spécialisé. Si une personne non formée discute de situations comme celles-ci avec des enfants, cela peut causer un préjudice important à l’enfant.
Un ministère devra d’abord déterminer, peut-être avec un conseiller juridique, si un rapport est requis et s’il pourrait aider les enfants concernés. Si un rapport est nécessaire, il est préférable que les parents puissent le faire en collaboration avec l’organisation. Un plan de sécurité doit être mis en place immédiatement pour protéger les enfants et ne permettre aucun accès dangereux. Un plan de sécurité peut être aussi simple que de suspendre un enfant de l’école du dimanche ou aussi complexe qu’un parent déménageant avec un enfant pour séparer ses frères et sœurs. Si les services de protection de l’enfance (CPS) estiment que les enfants concernés sont en sécurité, ils sont moins susceptibles de prendre des mesures drastiques comme retirer les enfants de la maison. N’oubliez pas que même si les parents ne veulent pas dénoncer l’incident, les autres adultes doivent respecter la loi.
La maltraitance entre enfants est difficile à combattre, mais la bonne nouvelle est que si les enfants impliqués reçoivent rapidement une thérapie et un traitement actif, l’auteur et la victime peuvent éviter un traumatisme à vie. Même pour les délinquants sexuels juvéniles, il existe un excellent traitement spécifique et le pronostic est prometteur. N’oubliez pas que si des accusations pour mineurs sont déposées, les parents doivent travailler avec un avocat compétent qui négociera le traitement et la peine appropriée (comme une peine différée en attendant le traitement).
Les évaluations professionnelles peuvent également être utiles. Parfois, le ministère ou les parents ne savent honnêtement pas si le comportement s’est produit. Peut-être que l’aîné le nie. Peut-être que l’enfant qui a signalé l’incident n’est pas fiable. Peut-être que le CPS abandonne l’affaire comme étant infondée. Souvent, dans ces situations, les agences impliquées ne fournissent aucune information au ministère. Les évaluations professionnelles peuvent indiquer si un enfant a subi un traumatisme ou s’il présente les caractéristiques d’un délinquant sexuel juvénile. Ils peuvent vous conseiller sur un plan de traitement efficace et un plan de sécurité des enfants.
Si l’inconduite se produit dans un contexte où d’autres enfants pourraient avoir été blessés, il peut être nécessaire de partager certaines informations avec d’autres parents. Cependant, un ministère doit être très prudent lorsqu’il partage des informations sur un autre mineur, même en tant qu’auteur de l’infraction.
Il peut être préférable de fournir des informations plus générales. Si quelque chose se produit dans une crèche, les parents dont les enfants sont présents peuvent être informés qu’il y a des inquiétudes concernant des attouchements inappropriés entre un enfant et d’autres. Si un adolescent est accusé d’avoir agi de manière inappropriée, le ministère peut organiser une réunion avec d’éventuelles parties prenantes (telles que des parents dans l’église) et leur faire savoir qu’il y a eu une allégation concernant un adolescent et une jeune fille. Dans les deux cas, les parents peuvent recevoir des informations sur la manière de poser des questions à leurs enfants de manière générale et non incitative, et sur la manière de signaler si quelque chose survient dans la conversation. En règle générale, des mesures de sécurité peuvent être prises sans trop partager de détails.
Chaque fois qu’un ministère fait état d’abus, le mot d’ordre est d’être « informé des traumatismes ». Statistiquement, il y aura des gens au ministère qui auront été maltraités. La situation peut raviver ces souvenirs et provoquer une crise émotionnelle. Pour cette raison, il est sage de proposer une forme de pastorale ou de conseil aux personnes, même si elles ne sont pas directement impliquées dans l’événement.
En résumé, les allégations de mauvaise conduite entre enfants créent une crise importante dans une famille ou un ministère. Une expertise professionnelle est nécessaire non seulement pour évaluer ce qui a pu se produire, mais également pour évaluer les exigences légales et les mesures de suivi à prendre. Cela comprendra une thérapie et des conseils pour les victimes et les auteurs mineurs. Cela impliquera également de gérer la communication de manière à protéger les enfants et les mineurs, ainsi que de prévoir l’éventualité de crises émotionnelles au sein de l’organisation.

