Le socialisme n'est pas la compassion. C'est de l'envie institutionnalisée.
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Le socialisme n’est pas la compassion. C’est de l’envie institutionnalisée.

Il m’est venu récemment à l’esprit que le socialisme, dans sa tentative de faire en sorte que chacun se sente égal, pourrait en fait opprimer les talents et les capacités mêmes que Dieu a distribués à l’humanité.

Nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, non seulement en tant qu’individus, mais en tant que collectif. Et ce collectif n’a rien à voir avec celui qu’imagine le socialisme. Il ne nous considère pas comme des toiles vierges attendant que l’État écrive sur nous ce qu’il veut. Il nous considère comme les membres d’un corps, chacun ayant un rôle distinct à jouer.

L’Écriture le montre clairement. « Car le corps n’est pas composé d’un seul membre mais de plusieurs », écrit Paul. « Si le corps tout entier était un œil, où serait le sens de l’ouïe ? » (1 Corinthiens 12 :14, 17 ESV). La main n’est pas le pied, et le corps est entier précisément parce que ses membres diffèrent. Un orchestre devient une symphonie pour la même raison : plusieurs instruments, plusieurs compétences, un seul son. L’uniformité ne perfectionnerait pas la musique. Cela y mettrait fin.

Le socialisme regarde le monde et ne voit que des résultats inégaux. Il voit un homme avec cinq et un autre avec deux et qualifie la différence d’injustice à corriger. Ce qu’il refuse de voir, c’est l’inégalité derrière le résultat : le travail, le risque, la discipline, les années passées à perfectionner une compétence que d’autres ont refusé de perfectionner. Il compte la récolte et ignore les semailles.

Ici aussi, l’Écriture parle directement. Dans la parabole des talents, le maître confie inégalement ses serviteurs : cinq talents à l’un, deux à l’autre, l’un à l’autre, « à chacun selon ses capacités » (Matthieu 25 :15). La répartition est inégale dès le départ, et c’est au maître de la réaliser. Ceux qui mettent leur part au travail sont félicités. Celui qui est condamné est le serviteur qui, gouverné par la peur, a enterré ce qui lui a été donné et n’a rien risqué (Matthieu 25 :25). Le péché n’est pas l’inégalité. Le péché est le refus de gérer ce que Dieu a confié.

C’est pourquoi le socialisme, malgré tout son langage de compassion, repose sur un commandement brisé. « Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain » (Exode 20 : 17 ESV). La convoitise n’est pas une politique ; c’est un péché du cœur. Un système qui prend le ressentiment d’un homme à l’égard de la part d’un autre et l’enchâsse comme une vertu publique n’a pas guéri l’envie ; il l’a institutionnalisé. Il corrige ce que Dieu a ordonné et appelle cette correction justice.

Considérez comment Dieu lui-même est ordonné. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un en essence et égaux en gloire, mais distincts en fonction : le Père envoie, le Fils rachète, l’Esprit sanctifie. Un statut égal n’a jamais signifié un rôle identique. Donc, c’est avec nous. Chaque être humain a une dignité égale devant Dieu, car chaque être humain porte son image. Mais on nous confie des responsabilités différentes, des capacités différentes et des dons différents ; le même Esprit « distribue à chacun individuellement ce qu’il veut » (1 Corinthiens 12 : 11 ESV), afin qu’en les exerçant librement, nous puissions nous bénir les uns les autres. L’enseignant bénit par l’enseignement, le bâtisseur par la construction, le commerçant par le commerce. Supprimez la liberté d’exercer le don, et vous supprimez également la bénédiction.

Le socialisme ignore la souveraineté de Dieu. Cela prétend redistribuer ce qu’Il ​​a réparti, niveler ce qu’Il ​​a ordonné, jouer le rôle de Dieu dans la vie des gens ordinaires, qu’ils y consentent ou non. Il prend Son dessein pour un défaut et entreprend de le réparer.

Mais les différences entre nous ne sont pas une blessure à guérir. Ce sont les moyens mêmes par lesquels Il a fait de nous une bénédiction les uns pour les autres, et la liberté économique n’est que l’arrangement qui permet à cette bénédiction d’agir. Ce n’est pas simplement plus productif que le socialisme, même s’il l’est. C’est plus fidèle. Il honore le Dieu qui donne les dons en laissant les hommes libres de les utiliser, avec la certitude qu’un peuple libre de semer, de risquer et de servir élèvera toute la récolte plus haut que ce qu’aucun plan central ne pourrait organiser. Le marché libre n’a pas inventé cette conception. Il y consent.

L’erreur du socialisme n’a jamais été une mauvaise arithmétique. C’était l’hypothèse que l’auteur avait mal calculé et que l’État devait équilibrer ses comptes. Mais Dieu n’a pas distribué ses dons de manière inégale par erreur. Il l’a fait pour que les forts servent les faibles, que les doués enrichissent le plus grand nombre et que personne n’imagine qu’il puisse rester seul. Donner aux hommes la liberté d’exercer ces dons n’est pas une injustice à corriger. C’est l’obéissance au Dieu qui les a donnés.