Les suicides médicalement assistés pourraient représenter 10 % de tous les décès au Canada d’ici 2034
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Les suicides médicalement assistés pourraient représenter 10 % de tous les décès au Canada d’ici 2034

Les décès causés par des médecins, procédure de plus en plus accessible au Canada, pourraient représenter 10 % de tous les décès d'ici 2034.

Cette projection alarmante révèle à quel point les efforts concertés du gouvernement libéral pour qualifier l’euthanasie de « soins de santé » ont réussi à remodeler les soins de fin de vie. Depuis la modification du code pénal pour déclasser le suicide assisté du meurtre et en faire un médicament, 44 598 décès ont été signalés.

Des histoires troublantes continuent de faire la une des journaux canadiens au sujet de l’aide médicale à mourir (AMM). Ces histoires révèlent à quel point cette procédure devient banale dans le pays et, malgré son importance, à quel point le suicide assisté reste moralement conflictuel pour les personnes en crise sanitaire et pour les familles restées au pays.

Une telle histoire s'est produite au Québec où un homme a développé des escarres douloureuses et terribles parce que l'hôpital ne disposait pas du matelas médical approprié. Après quatre jours de souffrance, il a demandé au personnel médical de mettre fin à ses jours. Plutôt que de se procurer un matelas, ils se sont conformés.

Cette histoire d'horreur de l'AMM s'est déroulée dans la même province et sous le même gouvernement fédéral, qui a offert à Christine Gauthier, ancienne combattante canadienne et championne du monde paralympique, le suicide assisté au lieu de la rampe pour fauteuil roulant dont elle a besoin au quotidien.

L'euthanasie est plus facilement accessible que certains des soins les plus élémentaires, notent les experts du milieu médical qui continuent de tirer la sonnette d'alarme.

L’étude de recherche prévoit que l’AMM au Canada sera responsable de 1 décès sur 10 d’ici une décennie – bien plus qu’en Californie. Les deux territoires ont des populations de taille similaire, et le Canada et la Californie ont légalisé le suicide assisté par un médecin en 2016.

Cependant, 15 fois plus de Canadiens meurent à cause de l’AMM que de Californiens. L'une des principales raisons pour lesquelles les chiffres sont si différents entre les territoires est que les institutions au Canada font la promotion et éduquent le public sur cette option, ce qui amplifie l'opinion du public quant à son acceptabilité morale.

Le plus frappant est que la manière dont la procédure est administrée est différente. En Californie, les patients doivent s'auto-administrer le médicament qui les tue d'eux-mêmes. Les Canadiens peuvent choisir de s'auto-ingérer ou de se faire injecter par un médecin ce médicament qui met fin à la vie.

Lorsqu’on leur donne le choix de demander à un médecin de mettre fin à leurs jours ou d’y mettre fin eux-mêmes, les patients choisissent le médecin presque à chaque fois.

Rien qu’en 2021, sur les 10 057 personnes décédées à cause de l’AMM au Canada, seules sept personnes ont auto-ingéré le médicament qui a mis fin à leurs jours, a révélé une étude publiée dans l’American Journal of Bioethics. L’écrasante majorité des patients – 10 050 de ceux qui sont décédés – ont demandé à un médecin de leur injecter le sérum mortel. La même année, 486 Californiens ont ingéré eux-mêmes ce médicament pour mettre fin à leurs jours.

En fin de compte, les gens ne veulent pas mettre fin à leurs jours eux-mêmes. Mais lorsqu’un médecin de confiance approuve la procédure mettant fin à la vie et l’exécute ensuite, les décès se multiplient de façon exponentielle.

Si le système de santé canadien voulait réduire les décès liés à l’AMM, il pourrait le faire immédiatement en exigeant que les Canadiens s’auto-ingèrent. Ce ne sera pas le cas. Il coûte moins cher de mettre fin à des vies que de les maintenir ; plus facile de s'injecter une drogue que de se procurer un matelas.

De plus en plus de Canadiens mourront par suicide assisté, et ce sera le système de santé surchargé et mal géré qui les fera dérailler.