Le règne de terreur de Téhéran nécessite une réponse rapide
Au lendemain du récent bellicisme de Téhéran au Moyen-Orient le mois dernier, le spectre inquiétant des desseins du régime iranien s’est matérialisé une fois de plus dans un acte terroriste effrayant dans les rues de Madrid jeudi. L’éminent homme politique espagnol Alejo Vidal-Quadras, président du Comité international en quête de justice et ancien vice-président du Parlement européen, a reçu une balle dans le visage en plein jour. Cet acte terroriste audacieux constitue un brutal signal d’alarme face à l’audace croissante des mollahs de Téhéran.
Cette odieuse tentative d’assassinat exige une réponse résolue. Cela met à nu la réalité troublante selon laquelle le régime iranien, reconnu comme le premier État sponsor du terrorisme au monde, a non seulement persisté, mais s’est dangereusement enhardi.
Depuis plus de deux décennies, le Dr Vidal-Quadras est un ardent défenseur des droits humains du peuple iranien. La récente agression, perpétrée par des assaillants à moto, a entraîné son hospitalisation puis une intervention chirurgicale – un acte répréhensible qui nécessite une condamnation rapide et sans équivoque de la part de la communauté mondiale.
Son engagement inébranlable dans la lutte du peuple iranien pour la liberté le positionne comme un adversaire redoutable du fascisme religieux au pouvoir à Téhéran. Les motivations de Téhéran pour faire taire les partisans internationaux du peuple iranien sont claires. Le rôle central joué par le Dr Vidal-Quadras en soutenant le principal parti d’opposition Moudjahidine du peuple (MEK) et en assurant la protection des membres du MEK dans le camp d’Achraf témoigne d’une vie consacrée à la cause de la liberté et de la démocratie.
En octobre 2022, au plus fort des manifestations nationales contre le régime, le ministère des Affaires étrangères de Téhéran l’a qualifié de partisan du « terrorisme » et des « émeutes » et lui a imposé des sanctions.
Aujourd’hui, un an plus tard, les enquêtes policières suggèrent de manière inquiétante un lien iranien avec sa tentative d’assassinat. Une source policière proche de l’enquête a révélé à l’Associated Press que Vidal-Quadras lui-même avait émis des soupçons quant à l’implication du régime.
Le régime, habile à concocter de la propagande et à calomnier les dissidents, a longtemps vilipendé l’OMPI en Occident, la considérant comme une menace existentielle. En septembre, le Dr Vidal-Quadras a déclaré sans équivoque lors d’une conférence internationale à Bruxelles : « Cela fait maintenant 21 ans que je travaille avec l’OMPI et le CNRI et je leur ai rendu visite à Achraf 1 en Irak, à Achraf 3 en Albanie, en au siège à Overs-sur-Oise, d’innombrables fois. »
« Cela signifie que je connais l’OMPI », a-t-il ajouté, « bien mieux que tous les ministères des Affaires étrangères de l’Union européenne… Je peux vous dire que toute la propagande, les inventions et les calomnies des mollahs iraniens contre l’OMPI ne sont que des mensonges », a-t-il ajouté. des mensonges malins et de pures bêtises. »
Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition comprenant l’OMPI, a dénoncé rapidement et sans équivoque cet acte de terreur. Son appel à la poursuite des auteurs et des cerveaux de ces actes résonne au-delà des frontières nationales.
L’attaque de Madrid n’est pas un incident isolé mais un sombre chapitre de la longue histoire de terrorisme d’État du régime iranien. Depuis le tristement célèbre attentat à la bombe contre la caserne des Marines à Beyrouth en 1983 jusqu’au complot déjoué lors du Sommet mondial pour un Iran libre en 2018, les empreintes digitales de Téhéran sont gravées sur un modèle de terrorisme, qu’il exploite comme un instrument durable de politique.
La manipulation troublante de la justice belge en juin, qui a conduit à la libération du diplomate terroriste Assadollah Assadi, qui a orchestré le complot terroriste déjoué contre le Sommet mondial pour un Iran libre à Paris en 2018, est une illustration frappante de l’apaisement occidental. Cette démonstration de faiblesse a enhardi Téhéran, encourageant ses pratiques néfastes et faisant courir de plus grands risques aux dissidents, aux dirigeants de la résistance et même aux ressortissants étrangers.
Le monde doit comprendre la profonde leçon selon laquelle capituler devant le terrorisme ne fait qu’engendrer davantage de terrorisme, encourageant le régime iranien à s’engager dans des prises d’otages à travers l’Europe et au-delà.
Les machinations incontrôlées du régime iranien constituent une menace croissante, et la conscience collective du monde ne peut se permettre le luxe de l’indifférence. Fermer les yeux sur la menace émanant de Téhéran revient à approuver involontairement d’autres périls qui se profilent à l’horizon.
Alors que les gouvernements occidentaux sont aux prises avec cette menace indéniable, une question pointue doit être posée : Téhéran sera-t-il autorisé à étouffer la démocratie et le soutien aux dissidences au-delà de ses frontières par des fusillades effrontées dans les rues d’Europe en plein jour ?
Le moment est venu de briser les chaînes de l’apaisement qui ont longtemps limité la réponse occidentale aux actions du principal État sponsor du terrorisme au monde.
Le peuple iranien et son opposition organisée, qui aspirent à une république démocratique, laïque et non nucléaire, méritent le soutien indéfectible de la communauté internationale pour débarrasser une fois pour toutes le monde des dirigeants de Téhéran.

