Quand le culte chrétien est un crime : l’époque la plus meurtrière de l’histoire moderne
En lisant le nouveau rapport Portes Ouvertes publié cette semaine, mon cœur s'est à nouveau brisé pour notre famille persécutée dans le monde entier, en particulier celle du Nigeria et de la Syrie, où la violence est implacable. Je ne pouvais pas rester silencieux.
Autrefois, la persécution était considérée comme quelque chose « là-bas » dans des régimes oppressifs avec des noms que la plupart des Américains ne pouvaient pas prononcer. Mais la nouvelle réalité est la suivante : le culte lui-même est devenu un crime dans certaines parties du monde, et le sang des croyants coule à un rythme jamais vu depuis des décennies.
La dernière liste de surveillance mondiale d'Open Doors US, publiée le 14 janvier 2026, rapporte que plus de 388 millions de chrétiens, soit un croyant sur sept dans le monde, sont désormais confrontés à des niveaux élevés de persécution et de discrimination en raison de leur foi. Cela représente une augmentation de plus de 8 millions par rapport à l’année précédente, due à la faiblesse des gouvernements, aux milices extrémistes et à l’idéologie radicale.
Les tendances sont à la fois déchirantes et indubitables :
- Les données d’Open Doors montrent que 4 849 croyants ont été assassinés en raison de leur foi au cours de la période considérée (d’octobre 2024 à septembre 2025), soit un record.
- Rien qu'au Nigeria, 3 490 chrétiens ont été tués, soit 72 % du total mondial, les églises et les communautés étant constamment menacées par les milices et les groupes terroristes.
- La Syrie, qui abritait autrefois une communauté chrétienne florissante, a connu une augmentation spectaculaire de la violence depuis la chute de son ancien gouvernement, passant au sixième rang sur la liste, la plus forte augmentation annuelle depuis plus d'une décennie, alors que les extrémistes exploitent de dangereux vides de pouvoir.
En Égypte, les chrétiens coptes, la plus grande population chrétienne du Moyen-Orient, continuent de vivre sous la menace, bien qu'ils représentent plus de 10 % de la population du pays. Alors que le gouvernement égyptien prétend publiquement soutenir la tolérance religieuse, les coptes sont confrontés à une discrimination systémique, à la violence populaire et à l'indifférence judiciaire. Les églises se voient régulièrement refuser des permis ou sont fermées de force sous des prétextes de sécurité, tandis que les agresseurs de communautés chrétiennes sont rarement poursuivis. Dans les zones rurales, de fausses accusations de blasphème déclenchent souvent de violentes émeutes, obligeant les familles chrétiennes à fuir leurs foyers. Les convertis de l’islam sont confrontés à une persécution encore plus grande, souvent de la part de l’État et de leur propre famille. L’Égypte n’est peut-être pas en tête du classement mondial de surveillance, mais elle reste un endroit où suivre le Christ peut coûter à une personne sa sécurité, sa dignité ou sa liberté.
En République démocratique du Congo, des chrétiens sont massacrés par les rebelles ADF liés à l’État islamique, en particulier dans les provinces orientales de l’Ituri et du Nord-Kivu. En juillet 2025, des militants ont massacré au moins 49 personnes, dont des enfants, lors d'une veillée nocturne à l'église catholique Saint Anuarite à Komanda. Plus tôt dans l'année, une autre église a été attaquée à Kasanga, où des fidèles ont été enlevés ou exécutés. En septembre, une veillée funèbre à Ntoyo s'est transformée en bain de sang lorsque des militants ont tué plus de 60 personnes, dont de nombreux villageois chrétiens. Ces atrocités font partie d’une campagne plus large menée par les milices djihadistes visant à terroriser les communautés chrétiennes, à incendier des églises et à déplacer des milliers de personnes. Pour de nombreux croyants en RDC, le simple fait d’assister à une veillée de prière est devenu une question de vie ou de mort.
Ce ne sont pas des incidents isolés. Ils font partie d'un schéma d'escalade de la violence, dans lequel les extrémistes et les gouvernements hostiles considèrent le christianisme non pas comme une foi inoffensive mais comme une menace pour leur pouvoir et leur idéologie. Dans certains pays, il est effectivement interdit aux citoyens fidèles d’appartenir à des communautés chrétiennes sans risquer leur vie.
Et ne vous y trompez pas, le culte est devenu un délit punissable dans certaines régions. Des rapports récents, notamment ceux de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale, mettent en lumière des exemples effrayants où le simple fait de fréquenter l'église entraîne des conséquences potentiellement mortelles.
Pourtant, la réponse des gouvernements occidentaux et des institutions mondiales a été pour le moins tiède. Dans trop de capitales, la persécution religieuse est traitée comme une question lointaine des droits de l’homme au lieu de la crise qui touche des millions de sœurs et de frères en Christ, hommes, femmes et enfants tués simplement pour avoir suivi Jésus.
Ce n’est pas un problème qui peut être ignoré. La liberté religieuse n’est pas une relique de l’histoire ancienne ; il s’agit d’un droit humain fondamental, inscrit dans le droit international et fondamental à l’épanouissement de toute société libre. Lorsque le culte est un crime, la liberté elle-même est en jeu.
L’Amérique et ses alliés doivent affronter cette persécution de toute urgence :
- Sensibilisation du public : Les atrocités des croyants assassinés à des fins de culte doivent être signalées avec la gravité qu'elles méritent.
- Pression diplomatique : les gouvernements devraient élever la liberté religieuse dans leur politique étrangère et conditionner leur aide à la protection des croyants minoritaires.
- Soutien aux persécutés : L’aide d’urgence, les programmes de réinstallation et le soutien direct aux familles des martyrs ne peuvent être pensés après coup.
La persécution des chrétiens n'est pas une statistique. C’est un signal d’alarme – un rappel brutal que la liberté doit être défendue non seulement chez soi, mais partout où la croix est considérée comme une menace. Que l’Église mondiale élève la voix dans la prière et l’action jusqu’à ce que chaque croyant puisse adorer sans crainte.

