Le vol de retour du pape Léon XIV depuis l'Espagne a été bloqué et le roi est venu à son aide.
SANTA CRUZ DE TENERIFE, Espagne (AP) — Même les papes ont des retards dans leur voyage. Heureusement pour le pape Léon XIV, le roi Felipe VI a offert une issue et un chemin de retour.
Le vol charter Iberia de Leo, qui devait le ramener à Rome après une visite d'une semaine en Espagne, a été bloqué vendredi en raison d'un problème technique, ce qui a incité le roi d'Espagne à proposer à la place son jet privé.
Felipe a accompagné Leo jusqu'à son Falcoln sur le tarmac de l'aéroport de Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries. Leo et les membres de sa délégation sont montés à bord de l'avion, plus de trois heures après son départ initial.
Ce problème a marqué la fin inhabituelle d'un voyage par ailleurs réussi à Madrid, Barcelone et les îles Canaries. Léon a insisté sur son message migratoire et a également inauguré la nouvelle tour de la basilique de la Sagrada Familia.
Le pilote d'Iberia a déclaré que le moteur n'avait pas démarré après l'embarquement de Leo. Les premiers efforts pour résoudre le problème ont échoué, obligeant tous les passagers à débarquer. Iberia a déclaré qu'elle enverrait un autre avion depuis Madrid pour récupérer les responsables du Vatican et les journalistes qui n'étaient pas avec Leo à bord du Falcoln. L'archipel espagnol est plus proche de l'Afrique que la péninsule ibérique.
C’était la première fois depuis des décennies qu’un vol papal rencontrait un problème si grave qu’il obligeait le pape à changer d’avion.
Des journalistes chevronnés du Vatican, dont certains se trouvaient à bord de l'avion Iberia, ont rappelé quelques incidents liés à l'avion survenus pendant le pontificat de saint Jean-Paul II. Lors d'un voyage de retour depuis l'Inde en 1986, l'avion de John Paul a été contraint d'atterrir à Naples en raison d'une tempête de neige à Rome. Les passagers et le pape ont pris un train spécial pour rentrer à Rome.
En 1988, en route vers le Lesotho, le mauvais temps contraint l'avion de John Paul à atterrir en Afrique du Sud, pays qu'il avait alors exclu de son voyage en Afrique à cause de l'apartheid. Il fut ensuite conduit dans le royaume.
Généralement lors des voyages papaux, la compagnie nationale italienne ITA Airways amène le pape à sa destination et la compagnie nationale de ce pays le ramène chez lui, ITA faisant parfois l'aller-retour si le voyage est particulièrement long ou dans un endroit qui n'a pas la capacité.
Les vols sont des charters, avec le pape, la délégation du Vatican et la sécurité occupant l'avant de l'avion et les quelque 70 journalistes assis dans l'autocar.
Iberia avait fièrement fourni une vidéo plus tôt dans le voyage de Leo assis dans le cockpit, souriant largement alors que l'avion le transportait de Madrid à Barcelone, puis de Barcelone aux îles Canaries. Dans les deux cas, des avions militaires espagnols ont fourni une escorte aérienne, un signe de respect pour les dignitaires en visite, et dans un extrait de la vidéo, on voit Leo saluer le pilote qui l'escortait.

