Le Hamas retarde la libération du deuxième groupe d'otages israéliens
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Le Hamas retarde la libération du deuxième groupe d’otages israéliens

Le Hamas a retardé la libération d’un deuxième groupe d’Israéliens, affirmant qu’Israël devait d’abord autoriser les camions d’aide à entrer dans le nord de Gaza avant de libérer les otages dans le cadre d’un accord d’échange impliquant 50 otages israéliens contre 150 prisonniers palestiniens. Pendant ce temps, l’Égypte, jouant un rôle de médiateur crucial, a fait allusion à la possibilité de prolonger d’un ou deux jours la trêve de quatre jours.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du groupe terroriste Hamas, ont annoncé samedi un report de la deuxième phase des libérations d’otages, a rapporté RTE, affirmant que la décision dépend de l’engagement d’Israël à autoriser les camions d’aide à entrer dans le nord de Gaza.

Le groupe a précisé que la libération des otages dépendrait de leurs demandes. Les questions clés incluent l’entrée de l’aide humanitaire dans le nord de Gaza et les critères de sélection des prisonniers à libérer, comme indiqué dans leur annonce.

Un responsable israélien a confirmé samedi que les otages n’avaient pas encore été transférés à la Croix-Rouge à Gaza, selon l’AFP.

Le poste frontière de Rafah, contrôlé par l’Égypte, a par ailleurs repris le passage de l’aide vitale vers la bande de Gaza dans le cadre de l’accord de trêve. Dans le cadre du cessez-le-feu temporaire, le Hamas a également exigé que Tsahal cesse toute surveillance par drone dans la zone.

Avant l’annonce du retard dans la libération des otages, l’Égypte avait déclaré avoir reçu des « signaux positifs » de toutes les parties impliquées concernant la prolongation de cet accord, selon Reuters.

Israël a adopté une position ferme contre le Hamas après les attaques meurtrières qui ont fait 1 200 morts, dont 31 Américains, et la prise d’environ 240 otages le 7 octobre. En réponse, Israël a lancé de vastes campagnes de bombardements à Gaza. Le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas, affirme que plus de 10 000 civils ont été tués dans les frappes aériennes israéliennes. Le nombre de morts et de blessés est dû en partie au fait que le Hamas n’autorise pas les civils à fuir les zones où Israël prévoit de frapper des cibles du Hamas, malgré les avertissements répétés de Tsahal pour que les gens soient évacués.

Le cessez-le-feu de quatre jours a offert un répit bien mérité aux 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza. Cependant, les experts militaires préviennent également que cette pause donne au Hamas le temps de se regrouper.

Diaa Rashwan, chef du Service d’information de l’État égyptien, a déclaré que le Caire était engagé dans des négociations approfondies pour faciliter la libération d’un plus grand nombre de détenus à Gaza et de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.

Vendredi, le Hamas a libéré 13 otages israéliens, dont quatre enfants, mères et grands-mères, âgés de 2 à 85 ans. Tous ont subi des examens médicaux en Égypte avant de retourner en Israël. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné l’engagement d’Israël en faveur du retour de tous les otages.

Le service pénitentiaire israélien a déclaré qu’il se préparait à la libération de 42 prisonniers palestiniens. Cela fait partie de l’accord d’accalmie dans les combats, dans lequel le Hamas a stipulé la libération de trois prisonniers pour chaque otage israélien. L’accord du Qatar prévoit la libération de 50 otages israéliens et de 150 détenus palestiniens sur quatre jours.

Le président américain Joe Biden a exprimé vendredi son scepticisme à l’égard du Hamas et son incertitude quant à la libération des citoyens américains pris en otage le mois dernier. Lors d’une conférence de presse de 12 minutes pendant ses vacances à Nantucket, dans le Massachusetts, Biden a souligné le manque d’informations détaillées sur les otages américains, y compris sur leurs conditions.

Biden a critiqué le Hamas pour les dommages causés aux civils palestiniens et a soutenu l’objectif de Netanyahu d’éliminer le Hamas. Il a également réitéré son soutien à une solution à deux États, que certains ont qualifiée de particulièrement intenable après les attentats du 7 octobre.

La trêve, qui a débuté vendredi, a permis la libération de seulement 13 otages israéliens en échange de 50 prisonniers palestiniens. Dix otages thaïlandais et un Philippin ont été libérés dans le cadre d’un accord distinct négocié avec l’Iran.