De puissants tremblements de terre tuent au moins 57 personnes et détruisent des centaines de maisons et de bâtiments au Japon
Le Japon est aux prises avec une série de tremblements de terre dévastateurs qui ont fait au moins 57 morts, des dizaines de blessés et provoqué des dégâts considérables. Le Premier ministre Fumio Kishida, s’adressant à une réunion d’urgence en cas de catastrophe, a souligné l’urgence de secourir les personnes touchées, en particulier celles coincées sous les décombres.
Les séismes, dont le plus important mesure 7,6 de magnitude, ont frappé lundi la côte ouest du Japon, ébranlant même des bâtiments à Tokyo, à plus de 180 miles de là. L’épicentre était situé sur la péninsule de Noto, s’avançant dans la mer du Japon, où la plupart des victimes et des blessés ont été signalés, selon les médias, qui ont révélé de sombres scènes de corps extraits des ruines de bâtiments effondrés, de nombreux disparus mardi.
L’agence météorologique a mis en garde contre de potentielles répliques dans les prochains jours.
Les habitants de la côte, malgré la levée des alertes au tsunami, ont été déconseillés de rentrer chez eux, a rapporté The Guardian, ajoutant que la chaîne publique NHK-TV avait initialement mis en garde contre d’éventuelles vagues de tsunami élevées, conduisant à des évacuations généralisées vers des bâtiments plus sûrs comme des salles de sport et des écoles.
Reuters a rapporté qu’une équipe de secours forte de 3 000 personnes travaillait dans les zones touchées par le séisme. Les autorités ont averti mardi que d’autres répliques et séismes pourraient se produire dans les jours à venir.
La péninsule de Noto, la région la plus durement touchée, a connu d’importantes difficultés dans les efforts de secours en raison d’infrastructures gravement endommagées. Plus de 1 000 militaires ont été déployés, mais leurs opérations sont entravées par les routes bloquées et la fermeture de l’aéroport local en raison de fissures sur la piste.
Dans la ville de Wajima, les incendies ont fait rage mardi matin, laissant plus de 100 maisons et bâtiments en ruines, a indiqué le journal, citant l’agence de presse Kyodo faisant état d’au moins 15 morts dans cette seule ville. Le quartier de la rue Asachi-dori, connu pour ses bâtiments en bois et sa popularité auprès des touristes, a été parmi les plus touchés, même si les détails précis sur les victimes et les dégâts restent flous.
Le maire de la ville de Suzu, Masuhiro Izumiya, a qualifié la situation de catastrophique, avec jusqu’à 1 000 maisons potentiellement détruites, selon Reuters.
Dans la ville de Nanao, de nombreux habitants sont portés disparus ou semblent être piégés. Les transports dans la région, y compris les trains à grande vitesse et les vols, ont été suspendus mardi. Les principales autoroutes sont fermées et l’approvisionnement en eau est perturbé dans certaines zones en raison de canalisations éclatées. Les réseaux mobiles ont également subi des dégâts mais sont progressivement rétablis.
Le Premier ministre Kishida, dans une équipe de secours en cas de catastrophe, a souligné les difficultés d’accès au nord de la péninsule de Noto.
Environ 120 personnes attendent d’être secourues et de nombreux services ferroviaires et aériens dans la région sont suspendus. Plus de 500 personnes étaient bloquées à l’aéroport de Noto, désormais fermé en raison de dégâts.
Le président américain Joe Biden a exprimé sa solidarité en offrant l’assistance nécessaire au Japon.
Ce séisme est le plus meurtrier au Japon depuis celui de Kumamoto en 2016.
Même si aucun pic ou anomalie de radiation n’a été signalé dans plus de 20 réacteurs nucléaires côtiers, la catastrophe suscite des inquiétudes, en particulier à la suite de la fusion de la centrale de Fukushima Daiichi en 2011.
L’AP a cité Toshitaka Katada, un expert en catastrophes, qui a félicité les Japonais pour leur préparation tout en avertissant que la situation reste imprévisible.

