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Souccot nous rappelle que nous pouvons être vulnérables sans tomber

(RNS) — Pendant la fête juive de Souccot, souvent appelée Tabernacles, les Juifs du monde entier seront assis et souperont, comme leurs ancêtres récents et lointains l’ont fait pendant la fête, dans des huttes de fortune définies par leurs toits de chaume, de bambou ou de lattes de bois inachevées.

Et dans nombre de ces huttes, appelées Souccot au pluriel, d’où le nom de la fête, sera chanté un poème composé par l’écrivain yiddish Avraham Reisen au tournant du XXe siècle. Personne ne sait qui a composé la musique plaintive et émouvante sur laquelle le poème est mis en musique, mais la combinaison de la mélodie et des paroles a fait pleurer de nombreux yeux juifs. Et ces jours-ci, le message du poème est particulièrement poignant.

Le poème a été intitulé par son auteur « In Sukkah », mais la chanson qui l’a adopté est communément connue sous le nom de « A Sukkeleh », qui se traduit par « une soucca modeste ».

Il y a des années, j’ai tenté une traduction anglaise du poème. Mon rendu n’est pas parfaitement littéral. Mais c’est proche, et c’est fidèle au schéma de rimes et à la métrique de l’original :

Une souckaleh, assez petite,

Des planches de bois pour chaque mur ;

Avec amour, je les ai mis debout.

J’ai posé du chaume comme plafond

Et maintenant, rempli de sentiments profonds,

Je m’assois dans ma soukkale la nuit.

Un vent froid attaque,

Souffler à travers les fissures ;

Les bougies vacillent et aspirent.

C’est une chose si étrange

Que pendant le Kiddouch (sanctification de la fête récitée autour du vin), je chante,

Les flammes, désormais calmées, brûlent tranquillement.

Ma fille arrive,

Porter de la nourriture chaude et de l’eau ;

L’inquiétude sur son visage comme un voile.

Elle reste là, tremblante

Et, sa voix presque brisée,

Il dit « Papa chéri, la soucca va tomber ! »

Chère fille, ne t’inquiète pas ;

Il n’est pas encore tombé.

La soucca, c’est bien ; bannissez votre peur.

Il y a eu beaucoup de craintes de ce genre,

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Depuis près de deux mille ans ;

Pourtant le soukkeleh, il tient toujours debout.

Ces dernières lignes transforment l’histoire littérale en une histoire métaphorique sur la persistance, à travers les épreuves et les tragédies, du peuple juif.

Souccot, qui commence au coucher du soleil le vendredi (25 septembre), est désignée dans les prières de la fête comme « le temps de notre joie ». Et pourtant, du moins à première vue, il semble que les Juifs aient peu de joie à vivre de nos jours. Des Juifs ont été physiquement agressés, certains assassinés, simplement parce qu’ils étaient juifs. L’antisémitisme – parfois présenté comme de l’antisionisme, parfois à nu – a été normalisé par certaines personnalités populaires et métastasé sur les réseaux sociaux.

Le poète, cependant, a capturé une heureuse vérité de Souccot. Avec la baisse des températures et l’obscurité de l’hiver qui approche, notre demeure de soucca est une déclaration calme mais puissante : nous sommes vulnérables, oui ; Les murs de fortune et les toits de chaume ne résistent pas aux vents violents. Et certaines Souccot ont effectivement succombé aux éléments. Mais ils sont de nouveau érigés l’année suivante, et leur persistance est à l’image de celle du peuple juif.

Peu importe la force des vents, quelle que soit la vulnérabilité de nos forteresses physiques et quelle que soit la haine aveugle à notre égard, nous ne laissons aucun refuge au désespoir. Au lieu de cela, nous redoublons de reconnaissance qu’en fin de compte, comme au cours des millénaires passés, notre destin est entre les mains divines.

Comme c’est le cas depuis des millénaires, la soucca – tant dans sa forme littérale que métaphorique – continue d’exister.

(Le rabbin Avi Shafran écrit beaucoup dans les médias juifs et généraux et a un sous-pile ici. Les opinions exprimées dans ce commentaire ne reflètent pas nécessairement celles de Religion News Service.)