Plus de 330 000 personnes signent une pétition contre le « signe du 21e siècle » de Macron sur Notre-Dame
Plus de 330 000 personnes ont signé une pétition contre les nouveaux vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
La cathédrale historique a été dévastée par un incendie en 2019, dont la cause reste indéterminée, bien que les autorités aient toujours exclu les allégations selon lesquelles il s'agissait d'un incendie criminel ou d'une attaque délibérée.
Après d'importantes reconstructions, Notre-Dame a été rouverte au public en décembre 2024.
Les vitraux de la cathédrale, qui datent du XIXe siècle et sont l'œuvre de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, n'ont pas été endommagés par l'incendie.
Malgré cela, le président français Emmanuel Macron s'est donné pour mission personnelle de remplacer les fenêtres par des motifs représentant les événements de la Pentecôte de Claire Tabouret. Les autorités ecclésiastiques et l'archevêque de Paris, Laurent Ulrich, soutiennent également ce projet de plusieurs millions d'euros.
L'œuvre de Tabouret a été exposée au Grand Palais et devrait être installée dans la cathédrale l'année prochaine.
Une pétition en ligne, lancée par La Tribune de l'Art, dénonce les changements envisagés : « Le président de la République a décidé de son propre chef, au mépris de la loi sur le patrimoine et de la cathédrale Notre-Dame de Paris, de remplacer les vitraux ».
La pétition demande également : « Comment peut-on justifier de restaurer des vitraux qui ont survécu au désastre, puis de les retirer immédiatement ? (…) Qui a donné mandat au chef de l'Etat pour modifier une cathédrale qui n'appartient pas à lui, mais à tout le monde ? »
La pétition a jusqu'à présent recueilli plus de 330 900 signatures.
En réponse aux critiques, Tabouret a déclaré à Radio France : « Je veux donner la possibilité au public de se faire sa propre opinion, car quand il y a des polémiques, il y a aussi beaucoup de rumeurs. »
Même si Macron n'a pas encore commenté la pétition, son plaidoyer pour un « geste contemporain » et pour que Notre-Dame soit « une marque du XXIe siècle » dans sa restauration remonte à plusieurs années, malgré l'opposition d'organismes comme la Commission nationale du patrimoine et de l'architecture.

