Au président Mike Johnson : la loi FACE doit être complètement abrogée
Cette semaine marque un tournant important dans le débat national sur la violence politique, la liberté d’expression et les excès du gouvernement fédéral. AFA Action – rejointe par plus de 50 organisations pro-vie, de politique familiale et de liberté religieuse – a envoyé une vaste lettre de coalition au président Mike Johnson appelant à l'abrogation immédiate et complète de la loi sur la liberté d'accès aux entrées des cliniques (FACE).
La loi FACE considère comme un crime fédéral le recours à la force physique, à la menace de force physique ou à l'obstruction physique pour interférer avec toute personne cherchant à avorter ou exerçant son droit à la liberté religieuse du premier amendement dans un lieu de culte religieux.
L’ampleur de cette coalition est en soi digne d’intérêt. Cela reflète un consensus croissant au sein du mouvement conservateur selon lequel cette loi n’est plus une garantie neutre mais une arme profondément politisée qui porte atteinte aux droits constitutionnels.
Pendant des décennies, les critiques de la loi FACE ont averti que son langage vague et ses larges pouvoirs de poursuites la rendaient propice aux abus. Mais la lettre de la coalition représente un nouveau niveau d’urgence. Ces plus de 50 organisations ne se contentent pas d’exprimer leurs inquiétudes : elles tirent la sonnette d’alarme sur le fait que la loi FACE est devenue une menace sérieuse et croissante pour des citoyens pacifiques dont le seul « crime » est d’agir selon leurs convictions profondément ancrées.
L'agression contre Charlie Kirk souligne l'urgence
La lettre, dirigée par Walker Wildmon, PDG d'AFA Action, expose un modèle d'application sélective qui donne à réfléchir : des conseillers de trottoir pacifiques poursuivis comme des criminels fédéraux, des citoyens âgés soumis à des peines punitives et des familles terrorisées par des raids armés du FBI. Pendant ce temps, des menaces claires et des actes de violence politique contre les conservateurs restent systématiquement sans réponse.
Alors que la militarisation de la loi est évidente depuis des années, l'attaque choquante contre Charlie Kirk en septembre a intensifié l'urgence derrière la lettre de cette semaine. L’attaque, qui a attiré l’attention nationale, s’inscrit dans un schéma plus large d’hostilité croissante envers les individus et les organisations conservatrices.
Pourtant, nous n’avons pas vu les autorités fédérales appliquer aux agresseurs de gauche le même zèle qu’elles appliquent aux défenseurs pacifiques de la vie. Cette disparité est précisément ce qui inquiète la coalition. Lorsque le gouvernement fédéral applique la loi de manière sélective, il enhardit les extrémistes et entretient le cynisme à l’égard des institutions mêmes chargées d’assurer la sécurité publique.
Pourquoi la lettre cible le Président Johnson
La coalition a adressé son appel directement au président Mike Johnson pour une bonne raison. En tant qu'ancien président de la sous-commission judiciaire de la Chambre sur la Constitution et le gouvernement limité, Johnson a déjà enquêté sur les abus de la loi FACE et a exprimé de sérieuses inquiétudes quant à son application biaisée. Les signataires estiment qu’il occupe une position unique – et moralement obligé – pour diriger dès maintenant les efforts d’abrogation.
Ils l'exhortent à présenter le HR 589 du représentant Chip Roy, qui éliminerait la loi FACE dans son intégralité.
Un tournant pour le mouvement conservateur
Cette lettre de la coalition est plus qu’une demande politique : c’est un moment stratégique pour le mouvement conservateur. Pendant des années, les avertissements concernant les excès du gouvernement fédéral ont été rejetés comme étant une exagération partisane. Mais la taille et la diversité des groupes qui réclament aujourd’hui son abrogation – défenseurs de la liberté religieuse, organisations de défense des droits parentaux, groupes de politique familiale et ministères pro-vie – révèlent une conviction large et partagée : la loi FACE a survécu à toute utilité légitime qu’elle avait autrefois.
L'abroger ne laisserait pas les établissements d'avortement sans protection. Cela reviendrait simplement à renvoyer aux États la responsabilité de contrôler la violence réelle, à laquelle elle appartient. Cela enverrait également un message puissant selon lequel le Congrès ne tolérera plus un système judiciaire à deux vitesses.
La coalition a désormais fait sa part en parlant d'une seule voix.
La question est de savoir si le Président Johnson et le Congrès sont prêts à faire le leur.

