Le pape Léon XIV et les arguments en faveur de l'imperfection
En 1891, le pape Léon XIII a examiné la révolution industrielle – les usines, les machines, les travailleurs déplacés et exploités – et a décidé que l’Église avait un rôle à jouer.
Le résultat fut une encyclique : « Rerum Novarum », traduit par « Sur les choses nouvelles », est devenu l’un des documents fondateurs de l’enseignement social catholique moderne.
Aujourd’hui, 135 ans plus tard, un autre pape Léon voit une autre révolution technologique envelopper l’humanité : sa première encyclique porte sur l’intelligence artificielle.
L’éthique de l’IA n’est pas une question réservée uniquement aux ingénieurs, aux investisseurs, aux gouvernements ou à la Silicon Valley. C'est une question qui nous concerne tous concernant la personne humaine.
Aujourd’hui, nous commençons donc par là : avec le document, l’histoire qui se cache derrière et la tension que le Vatican met en évidence alors que nous entrons dans l’ère de l’intelligence artificielle.
La technologie construit des machines qui aspirent à la transcendance, tandis que la religion soutient que le divin est déjà présent dans la vie humaine fragile et incarnée.
La correspondante du Religion News Service au Vatican, Claire Giangravé, a passé la plupart de ses heures d'éveil ces derniers jours avec cette encyclique et a rendu compte de ce qu'elle dit, de son importance et du genre d'avenir dans lequel le pape Léon XIV nous met en garde de ne pas faire de somnambulisme.

