Le Soudan est désormais un Etat laïc

Publié le 17 Septembre 2020

Selon le nouvel accord entre le gouvernement et les fractions rebelles, le Soudan ne doit plus avoir de religion officielle et aucun citoyen ne doit être discriminé en raison de sa religion. (photo : DR)

Selon le nouvel accord entre le gouvernement et les fractions rebelles, le Soudan ne doit plus avoir de religion officielle et aucun citoyen ne doit être discriminé en raison de sa religion. (photo : DR)

Suite à la chute d’Omar el Béchir, le Soudan continue d’opérer sa transition vers plus de droits et de libertés, Après avoir supprimé la peine de mort pour apostasie, en juillet dernier, le gouvernement a décidé de renoncer à l’islam comme religion d’État. Selon Evangelical Focus, la décision a été rendue publique lors des négociation de paix entre le gouvernement et les rebelles.

 

L’ accord a été signé à Juba le 31 août par le vice-président du Conseil souverain du Soudan (gouvernement de transition) et les représentants du Front révolutionnaire soudanais, qui rassemble dix-sept groupes armés.

 

Signature d’un accord en deux phases

 

Parmi les protocoles inclus dans le document de Juba figure la création d’une commission pour la liberté religieuse, qui garantit les droits des communautés chrétiennes dans les régions du sud Soudan. Mais comme certaines fractions rebelles n’étaient pas présentes lors de la signature, un nouvel accord séparé a dû être signé entre le premier ministre soudanais et le chef du Mouvement populaire de libération du Soudan du nord. C’est ce deuxième document qui envisage l’élimination de l’islam en tant que religion d’Etat.

 

Une Constitution fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat

 

«Pour que le Soudan devienne un pays démocratique où les droits de tous les citoyens sont consacrés, la Constitution doit être fondée sur le principe de la  séparation de la religion et de l’État »  , indique le document. Qui précise que la liberté de croyance, de culte et de pratique religieuse sera pleinement garantie à tous les citoyens soudanais : «aucun citoyen ne peut être victime de discrimination en raison de sa religion ».

 

La Commission pour la liberté religieuse américaine demande l’abrogation complète de la loi anti-blasphème

 

Aux Etats-Unis, la Commission sur la liberté religieuse internationale a été l’une des premières à applaudir cette décision. Et d’encourager le premier ministre soudanais Abdalla Hamdock à persévérer dans cette voie. De leur côté, les responsables religieux du Soudan sont aussi satisfaits, tout en restant prudents. En effet, le pays a encore des obligations à respecter. Les indemnisations promises pour les Eglises détruites ou confisqués sous el-Béchir ont été retardées, en raison de la bureaucratie.

 

Et si la loi sur le blasphème n’implique plus la peine de mort, elle permet encore de condamner une personne à six mois de prison. La Commission américaine pour la liberté religieuse a demandé l’abrogation complète de cette loi anti-blasphème, ainsi que la réforme du système judiciaire et du Ministère de l’éducation, vestiges islamistes.

 

Pour rappel,  cet été a vu le Soudan s'impliquer dans le respect de la liberté religieuse, voir : 

 

Soudan : la liberté de culte désormais autorisée et inscrite dans la loi !

 

 

 

source : evangeliques.info

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #actualité

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