Chili : des évangéliques déposent plainte contre les autorités pour atteinte à la liberté de culte

Publié le 4 Juin 2020

Des pasteurs chiliens ont intenté une action en justice devant la cour inter-américaine des droits de l'homme basée à Washington D.C. (photo : DR)

Des pasteurs chiliens ont intenté une action en justice devant la cour inter-américaine des droits de l'homme basée à Washington D.C. (photo : DR)

Les pasteurs évangéliques du Bío Bío ont déposé des actions en justice devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et devant les tribunaux chiliens, en raison de la norme sanitaire qui interdit les cultes religieux dans la région, l'assimilant à de  la persécution envers les églises et leurs membres.

C'est une résolution qui, en mars, a interdit les activités religieuses à la suite de la pandémie qui a conduit au conflit qui fait aujourd'hui l'objet d'une enquête à l'encontre de deux pasteurs de Hualpén pour atteinte à la santé publique après avoir organisé des réunions cultuelles de plus de 50 personnes.

 

Cette résolution en vigueur,  va au-delà de la norme nationale, en restreignant les activités religieuses, sportives et culturelles à un maximum de 50 personnes, limite les rencontres, impose l'utilisation de masques et de gel hydroalcoolique, en plus de la séparation d'au moins un mètre entre les personnes.

Le leader et pasteur évangélique, Luis Silva, a dénoncé qu'aujourd'hui la police et le ministère public persécutent l'Église et ses membres.

 

"Principalement à Hualpén et dans cette région, (sous le) prétexte de masques et de Covid, des policiers sont entrés dans les églises, ils ont fait prisonnier les pasteurs et les ont traités comme des criminels", a critiqué Silva.

 

Pour cette raison, compte tenu de la gravité et de ce qui a été qualifié de violation des droits de l'homme, l'Église évangélique de Bío Bío a déposé une plainte auprès de la CIDH basée à Washington, en plus d'un recours en protection auprès de la Cour d'appel de Concepción.

Le maire de la localité, Sergio Giacaman a déclaré que ce qui est restreint, c'est la foule et non la liberté de culte. En tout cas, il a reconnu que l'Église évangélique a le droit d'intenter des actions en justice et que ce sera la justice qui résoudra ce conflit.

 

 

source : biobiochile.cl

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #actualité

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