le pasteur de Mulhouse dénonce des menaces physiques alors que la communauté compte déjà 17 morts liés au coronavirus

Publié le 26 Mars 2020

Le pasteur Samuel Peterschmitt est apparu très affaibli il y a une semaine dans une vidéo pour rendre hommage aux victimes et demander aux fidèles de respecter les consignes de confinement. (photo : YouTube/capture d'écran)

Le pasteur Samuel Peterschmitt est apparu très affaibli il y a une semaine dans une vidéo pour rendre hommage aux victimes et demander aux fidèles de respecter les consignes de confinement. (photo : YouTube/capture d'écran)

Beaucoup de personnes en France tiennent l'église de la Porte Ouverte de Mulhouse comme responsable de la propagation du COVID-19 dans le pays. La haine se déchaîne sur les réseaux sociaux, certains appelant à "brûler ces fanatiques religieux"; laissant entrevoir  une prochaine augmentation de la persécution à l'encontre des évangéliques . Même certains chrétiens n'ont aucune compassion pour leurs frères et sœurs.   "L'Église est victime d'un virus qui était déjà en circulation", a déploré sur franceinfo Samuel Peterschmitt, dont l'église avait organisé un rassemblement à Mulhouse en février dernier, devenu l'un des plus importants foyers de propagation du virus en France.

Le pasteur Samuel Peterschmitt de "l'église évangélique de la Porte ouverte chrétienne" a dit mardi 24 mars à franceinfo que sa communauté était victime d’un "déchaînement sur les réseaux sociaux" et de "menaces physiques". Son église avait organisé un rassemblement à Mulhouse (Haut-Rhin) du 17 au 24 février. Des fidèles, venues de la France entière mais aussi de l'étranger, ont été contaminées en nombre par le coronavirus.

Un rassemblement qui a été un des plus importants foyers de propagation du virus en France. "Nous avons déjà au sein de la communauté 17 décès. Nous avons des familles endeuillées, des personnes qui sont dans le coma" et "des personnes qui sont encore hospitalisées", a-t-il indiqué.

 

France Info : Dans quel état d'esprit est votre église plus d'un mois après votre rassemblement ?

Samuel Peterschmitt : "Il y a une tension qui existe aujourd'hui avec bien sûr un déchaînement sur les réseaux sociaux allant jusqu'à des menaces physiques. Tout cela est né simplement d'une photo. Nous avons un parking de 450 places. Il y avait cinq voitures, tout simplement parce que nous avions une petite équipe de salariés qui, ce matin-là, dans le cadre de ce que la préfecture nous autorisait, faisait un enregistrement pour un culte en live. Cette petite photo a enflammé et embrasé le quartier qui pensait que nous nous réunissions. Ce qui évidemment, nous n’avions pas fait.

Combien de personnes ont été touchées parmi les personnes présentes au rassemblement ?

Il y a eu de nombreuses personnes touchées puisque nous avons déjà au sein de la communauté 17 décès. Donc, nous avons des familles endeuillées. Nous avons aussi des personnes qui sont dans le coma. Nous avons des personnes qui sont encore hospitalisées.

Est-ce qu’aujourd'hui, vous considérez que votre église a une responsabilité ?

Non, je ne peux pas dire que l'Église a une responsabilité. L'Église est victime d'un virus qui était déjà en circulation. Nous sommes victimes, comme aujourd'hui malheureusement, tout notre pays et d'autres pays comme l'Italie, et bien avant nous, la Chine. Mais responsable non ! Cela fait 25 ans que nous faisons ce rassemblement et jusque-là, prier ensemble et chanter ensemble n'a jamais été un délit.

Est-ce que vous avez été en mesure de fournir aux autorités tous les noms et toutes les coordonnées de toutes les personnes qui étaient au rassemblement ?

Non, puisque ce sont des rassemblements libres où les gens viennent sans s'inscrire. Immédiatement lorsque l'Agence régionale de la santé nous avait contactés, nous avons relayé le message de l'assemblée de l'Agence régionale pour la santé sur nos réseaux sociaux, invitant tous ceux qui étaient présents à contacter, soit le SAMU, soit l'Agence régionale pour la santé. Je sais qu'ils ont reçu des centaines de coups de fil.

Aujourd'hui, considérez-vous qu'à l'époque du rassemblement, vous n'aviez pas les informations nécessaires pour préserver vos fidèles ?

Il n'y avait pas de mesures barrières. Elles n'existaient pas. Nous ne pouvions rien mettre en œuvre. Monsieur le président Macron était à peu près 300, 400 mètres de chez nous le 18 février, c'est-à-dire le mardi. Manifestement, personne n'était au courant de ce qui se passait. Je suppose que s'il y avait eu le moindre doute, ce déplacement aurait été annulé. Personne ne nous avait informés et je pense qu'à ce moment-là, personne n'était conscient que la chaîne de contamination était déjà en route et qu'elle était probablement déjà active, même avant notre rassemblement."

 

Précisions : Dimanche dernier, un petite équipe s'est rendue au local de l'assemblée pour y enregistrer un culte vidéo pour que les fidèles puissent suivre la prédication depuis leur domicile. Cette équipe est employée et rémunérée par l'église, il s'agissait donc d'une sortie pour motif professionnel; donc autorisée par la loi. Mais cela  a amené des voisins et des journalistes mal informés  de décréter qu'un nouveau rassemblement avait eu lieu ; entraînant une augmentation  considérable des moqueries et des méchancetés; surtout de la part de personnes encore moins bien informées... Voici quelques commentaires que l'on a pu lire sur Facebook, en sachant que les plus violents ont dores et déjà été censurés...

 

 

photo : Facebook/LeRepublicainLorrain

photo : Facebook/LeRepublicainLorrain

photo : Facebook/LeRepublicainLorrain

photo : Facebook/LeRepublicainLorrain

 

source : francetvinfo.fr

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #Eglise persécutée

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Commenter cet article

Meschac 26/03/2020 18:08

Pas a voir peur ceci doit nous avertir la parole de jesus est en train de s'accomplir.