Burkina Faso : l’opposition appelle à sécuriser les lieux de culte

Publié le 21 Février 2020

Cet appel fait suite à une attaque qui a fait vingt-quatre morts dont plusieurs fidèles d’une église protestante, à Pansi, dans le nord-est du pays.  (photo : DR)

Cet appel fait suite à une attaque qui a fait vingt-quatre morts dont plusieurs fidèles d’une église protestante, à Pansi, dans le nord-est du pays. (photo : DR)

L’opposition politique burkinabée a appelé mardi 18 février les autorités à « sécuriser les lieux de culte », après une attaque armée qui a fait vingt-quatre morts dont plusieurs fidèles d’une église protestante, à Pansi, dans le nord-est du Burkina Faso. Cette attaque, qui a particulièrement ciblé une église protestante et le marché de la localité, a également fait dix-huit blessés et plusieurs personnes ont été enlevées.

« Il est impératif que l’Etat sécurise les lieux de culte, de même que les autres lieux de rassemblement des citoyens », a déclaré au nom de l’opposition politique, Jean Hubert Bazié, président du parti L’Espoir. « Il est aussi nécessaire que le gouvernement crée un observatoire national des libertés religieuses (…) pour veiller à ce que les ennemis, par des stratégies de communication et de manipulation bien conçues, ne parviennent à créer un affrontement interreligieux », a-t-il suggéré.

 

Spirale de violences

 

Les attaques attribuées à des groupes djihadistes contre les églises et les chrétiens se sont multipliées récemment dans le pays. Le 10 février, un groupe armé avait fait irruption dans la ville de Sebba, capitale de la province du même nom, avant d’enlever sept personnes au domicile d’un pasteur. Trois jours plus tard, cinq de ces personnes, dont le pasteur, étaient retrouvées mortes, les deux autres, des femmes, étant saines et sauves, selon le gouverneur de région.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de sécurité burkinabées n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 4 500 hommes dans le cadre de l’opération antidjihadiste  Barkhane . Les forces burkinabées ont toutefois revendiqué une série de succès depuis trois mois, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations.

 

 

sources : lemonde.fr

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #Eglise persécutée

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