Selon la mesure de te foi ! (par Andrew MURRAY)

Publié le 5 Décembre 2019

Jésus a dit au centurion "Qu'il te soit fait selon ta foi" et le serviteur de ce dernier fut guéri ...

Jésus a dit au centurion "Qu'il te soit fait selon ta foi" et le serviteur de ce dernier fut guéri ...

 

Matthieu 8.5-13 : "Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le supplia en disant : « Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup. »

Jésus lui dit : « J'irai et je le guérirai. »

 L’officier répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.

 En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un : ‘Pars !’et il part, à un autre : ‘Viens !’et il vient, et à mon esclave : ‘Fais ceci !’et il le fait. »

 Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : « Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.(...)

 Puis Jésus dit à l’officier : "Qu'il te soit fait selon ta foi" Et au moment même le serviteur fut guéri."

 

 

          Ce texte biblique nous présente une des principales lois du royaume des cieux. Pour comprendre les voies de Dieu à l’égard de son peuple, ainsi que nos relations avec le Seigneur, il importe de bien comprendre cette loi et de ne pas s’en écarter. Non seulement les grâces de Dieu sont données ou retirées selon la foi ou l’incrédulité de chacun, mais elles ne sont accordées en plus ou moins grande mesure qu’à proportion de la foi qui les reçoit. Le Seigneur respecte la liberté de décision qu’il a placée en l’homme. Il ne peut donc nous bénir que dans la mesure où chacun s’abandonne à son action divine, lui ouvrant tout son cœur. La foi en Dieu n’est autre que le cœur qui s’ouvre pour tout recevoir de Dieu ; l’homme ne peut donc recevoir les grâces divines que selon sa foi ; et ceci est vrai pour la guérison divine comme pour les autres grâces du Seigneur.

 

          Cette vérité nous est confirmée par les bénédictions spirituelles qui résultent de la maladie. Voici deux questions qu’on entend souvent :

          « N’est-ce pas par la volonté de Dieu que parfois ses enfants demeurent dans un état maladif prolongé ? »

          « Puisqu’il est reconnu que la guérison divine apporte avec elle plus de bénédiction spirituelle que la maladie même, pourquoi Dieu permet-il que tel de ses enfants continue à être malade pendant des années, et qu’il en reçoive d’insignes bénédictions quant à la sanctification et la communion avec Dieu ? »

 

          A ces deux questions, il faut répondre que Dieu donne à ses enfants selon la mesure de leur foi. Nous avons déjà eu lieu de remarquer que plus l’Église s’était « mondanisée », plus aussi sa foi à la guérison divine avait diminué, puis enfin qu’elle avait tout à fait disparu. Les croyants en étaient venus à ne plus savoir qu’ils pouvaient demander à Dieu la guérison de la maladie et que ce serait là un moyen d’être sanctifié et préparé à son service. Ils ne cherchaient plus qu’à se soumettre à la volonté de Dieu et à voir dans la maladie un moyen de se séparer du monde. Dans ces conditions-là, le Seigneur leur donnait ce qu’ils lui demandaient. Il aurait été tout prêt à leur donner plus encore, à leur accorder la guérison en réponse à la prière de la foi, mais ils manquaient de foi pour la recevoir. Toujours le Seigneur se met à la portée de ses enfants, quelle que soit leur faiblesse. Les malades donc qui désiraient le recevoir de tout leur cœur auront reçu de lui le fruit de la maladie dans leur désir de conformer leur volonté à celle de Dieu. Ils auraient pu recevoir en outre la guérison, venant leur prouver que Dieu acceptait leur soumission ; si elle n’a pas eu lieu, c’est parce qu’ils manquaient de foi pour la lui demander.

 

          « Qu’il te soit fait selon ta foi. » Ces mots répondent encore à cette question-ci :

          « Comment dire que la guérison divine apporte avec elle tant de bénédictions spirituelles quand on voit que le plus grand nombre des malades guéris autrefois par Jésus n’en retirèrent qu’un affranchissement temporel de leurs maux, sans donner aucune preuve d’en avoir reçu quelque grâce spirituelle ? »

 

          Ici encore, « il leur a été fait selon leur foi ». Bon nombre de malades, après avoir vu la guérison de tant d’autres, prenaient confiance en Jésus, justement assez pour être guéris, et Jésus leur accordait ce qu’ils demandaient sans y ajouter d’autres grâces pour leur âme […] La guérison des malades n’était guère alors qu’une grâce pour le corps.

 

          De la mesure de notre foi dépend donc le degré de grâce spirituelle qu’il nous sera possible de recevoir soit pour sa manifestation extérieure, soit surtout pour la portée qu’elle aura sur notre vie intime.

 

          Nous recommandons donc à tout malade qui voudrait recevoir la guérison et connaître ainsi Jésus comme le divin Médecin, de ne pas se laisser arrêter par son incrédulité, de ne pas douter des promesses de Dieu, mais d’être ferme dans la foi, rendant à Dieu la gloire qui lui est due. « Il vous sera fait selon votre foi. » Si, de tout votre cœur, vous vous confiez au Dieu vivant, vous serez abondamment béni, n’en n’ayez aucun doute. Toujours le rôle de la foi est de saisir précisément ce qui paraît impossible ou étrange, considéré au point de vue humain. Consentons à devenir « fous à cause de Christ » (1 Corinthiens 4.10). Ne craignons pas de passer pour des esprits faibles aux yeux du monde et des chrétiens encore ignorants de ces choses, parce que, sur l’autorité de la Bible, nous croyons ce que d’autres trouvent inadmissible. Ne vous laissez donc pas ébranler dans votre attente lors même que Dieu tarderait à vous exaucer, ou que la maladie viendrait à s’aggraver. Une fois que vous avez posé le pied sur le roc inébranlable de la Parole de Dieu et que vous avez prié Jésus de manifester sa toute-puissance dans votre corps parce que vous êtes un des membres de son corps et le temple du Saint-Esprit, persévérez à croire en lui avec la ferme assurance qu’il s’est chargé de vous, qu’il est responsable de votre corps, et que sa vertu de guérison viendra le glorifier en vous.

 

 

source : batissezvotrevie.fr

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #études

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