Brésil : pendant son mandat, Bolsonaro va placer Dieu au-dessus de tout !

Publié le 20 Janvier 2019

L'investiture du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, ici entre son épouse Michelle et son prédécesseur Michel Temer, le 1er janvier 2019 à Brasilia. (photo : EVARISTO SA  /  AFP)

L'investiture du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, ici entre son épouse Michelle et son prédécesseur Michel Temer, le 1er janvier 2019 à Brasilia. (photo : EVARISTO SA / AFP)

 Extraits  des deux discours  de Jair Bolsonaro lors de son investiture du 1er janvier

 

Citations d’une allocution prononcée devant le Congrès national :

« En premier lieu, je veux remercier Dieu pour le fait que je sois toujours vivant, qu’une opération vraiment miraculeuse ait été faite (sur moi) par les mains des professionnels de la Holy House of Juiz de Fora [Maison Sainte de Juiz de Fora (hôpital)]. Merci, mon Dieu. Je reviens avec humilité dans cette Chambre où, pendant 28 ans, j’ai travaillé au service de la nation brésilienne, en livrant de grands combats, et où j’ai accumulé de l’expérience et une formation qui m’ont donné l’occasion de grandir et de mûrir ».

« Je profite de ce moment solennel pour appeler chacun des membres du Congrès à m’aider dans la mission de restauration et de reconstruction de notre pays, en le libérant définitivement du joug de la corruption, de la criminalité, de l’irresponsabilité économique et de la soumission idéologique. Nous avons devant nous une occasion unique de reconstruire notre pays et de sauver l’espoir de nos compatriotes. »

« C’est pourquoi, quand les ennemis du pays, de l’ordre et de la liberté ont essayé de mettre fin à ma vie, des millions de Brésiliens sont descendus dans la rue. La campagne électorale s’est transformée en mouvement civique, s’est couverte de vert et de jaune, est devenue spontanée, forte et indestructible, et nous a conduits jusqu’ici. Rien de tout cela ne serait arrivé sans les efforts et l’engagement de chaque Brésilien qui est descendu dans la rue pour préserver notre liberté et notre démocratie. Je réaffirme mon engagement à construire une société sans discrimination ni division. »

« Je suis certain que nous serons confrontés à d’énormes défis, mais si nous avons la sagesse d’écouter la voix du peuple, nous réussirons dans la réalisation de nos objectifs et, par notre exemple et notre travail, nous amènerons les générations futures à nous suivre dans notre tâche glorieuse. Nous nous allons unir le peuple, valoriser la famille, respecter les religions et notre tradition judéo-chrétienne, combattre l’idéologie du genre, conserver nos valeurs. Le Brésil redeviendra un pays libéré des chaînes idéologiques... Ma campagne électorale a écouté l’appel de la rue et a forgé un engagement visant à placer le Brésil en premier et Dieu au-dessus de tout. »

« L’irresponsabilité nous a conduits à la plus grande crise éthique, morale et économique de notre histoire. Aujourd’hui, nous commençons une tâche ardue pour commencer un nouveau chapitre de l’histoire du Brésil, un chapitre dans lequel le Brésil sera considéré comme un pays fort, puissant, assuré et audacieux. La politique étrangère reprendra son rôle dans la défense de la souveraineté, dans la construction de la grandeur et dans la promotion du développement du Brésil. »

Citations de l’allocution prononcée au Palais présidentiel (Palacio do Planalto) :

« C’est avec humilité et honneur que je m’adresse à vous tous en tant que président du Brésil. Et je me place devant toute la nation, en ce jour, comme le jour où le peuple a commencé à se libérer du socialisme, de l’inversion des valeurs, du grand gouvernement et du politiquement correct. »

« Nous ne pouvons permettre que des idéologies destructrices divisent le peuple brésilien, des idéologies qui détruisent nos valeurs et nos traditions, détruisent nos familles, qui sont le fondement de notre société. Et je vous invite tous à commencer un mouvement en ce sens. Nous pouvons — moi, vous et nos familles, tous ensemble — rétablir les principes éthiques et moraux qui vont transformer notre Brésil. »

« Nous sommes confrontés au grand défi de faire face aux effets de la crise économique, du chômage record, de l’endoctrinement idéologique de nos enfants, de la corruption des droits de la personne, de la déconstruction de la famille. Nous proposerons et mettrons en œuvre les réformes nécessaires. Nous allons accroître l’infrastructure, réduire la bureaucratie, éliminer la méfiance et le poids du gouvernement qui pèsent sur ceux qui travaillent et produisent ».

« Il est également urgent de mettre fin à l’idéologie, qui défend les voyous et criminalise la police, qui a fait connaître au Brésil une augmentation de violence et du pouvoir du crime organisé, qui enlève la vie à des innocents, détruit des familles et apporte l’insécurité partout. Notre préoccupation sera la sécurité des personnes de bonne volonté et la garantie du droit de propriété et de défense légitime, et notre engagement est de valoriser et de soutenir le travail de toutes les forces de sécurité. »

La nouvelle ministre des Droits de l’homme est fermement pro-vie, opposé à l’endoctrinement LGBT

Damares Alves, la nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme affiche ouvertement ses convictions en faveur de la famille "traditionnelle".

Damares Alves, la nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme affiche ouvertement ses convictions en faveur de la famille "traditionnelle".

"Brésil sans avortement, Brésil sans drogue". Puisse t-elle réussir dans ses tâches... (photo : Facebook/Damares Alves)

"Brésil sans avortement, Brésil sans drogue". Puisse t-elle réussir dans ses tâches... (photo : Facebook/Damares Alves)

Damares Alves, nouvelle ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme de Bolsonaro, a également indiqué clairement que ses valeurs chrétiennes orienteront sa gestion du ministère, plutôt que le politiquement correct. Sa position lui a déjà amené des menaces de mort à son encontre, raison, explique-t-elle, pour laquelle elle n’a pas permis à sa fille d’assister à son accession au ministère.

Mme Alves déclara qu’elle voulait faire du droit à la vie un principe fondamental de son administration du ministère. « Quand je parle de la vie, je parle de la vie dès la conception, » précisa-t-elle aux médias. « Je voulais que notre ministère s’appelât le “Ministère de la Vie et de la Joie”, mais ce n’était pas possible. »

« Si cela dépendait de ce ministère, le sang innocent ne sera plus versé, » ajouta-t-elle, faisant référence au meurtre de l’enfant à naître par avortement, qui est illégal dans la plupart des circonstances au Brésil.

Elle a également précisé que l’endoctrinement de l’idéologie du genre dans les écoles publiques du pays ne ferait plus partie de la politique gouvernementale. « Dans ce gouvernement, une fille sera une princesse et un garçon un prince. Personne ne nous empêchera d’appeler les filles princesses et les garçons princes. Nous allons mettre fin à l’abus de l’endoctrinement idéologique. »

Mme Alves s’est penchée sur la question connexe de l’exploitation sexuelle des enfants par des « touristes sexuels » pédophiles, un problème majeur auquel le Brésil était confronté sous son précédent gouvernement favorable aux homosexuels. « Attention pédophiles, c’est fini de s’amuser, Bolsonaro est président », avertit-elle dans la presse.

En ce qui concerne sa foi chrétienne, Mme Alves a reconnu que « le gouvernement est laïc, mais. [que] ce ministère est terriblement chrétien. Je crois aux voies de Dieu. »

Les médias brésiliens ont noté que les « droits » LGBT avaient été retirés des tâches confiées par Bolsonaro à Mme Alves. Toutefois, Mme Alves a déclaré aux médias que son administration continuerait de protéger ces droits tels qu’ils étaient auparavant reconnus dans la législation brésilienne.

 

source : https://www.cqv.qc.ca/le_nouveau_president_du_bresil_place_dieu_avant_tout_et_s_engage_lutter_contre_l_ideologie_du_genre

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #actualité

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