Brésil : Jair Bolsonaro élu, les évangéliques exultent

Publié le 29 Octobre 2018

Les partisans de Bolsonaro sont dans la joie, parmi eux beaucoup confessent leur foi évangélique. (photo : Lemonde.fr)

Les partisans de Bolsonaro sont dans la joie, parmi eux beaucoup confessent leur foi évangélique. (photo : Lemonde.fr)

Promettant de « changer le destin du Brésil »,  Jair Bolsonaro, a été élu président haut la main dimanche 28 octobre, avec 55,13 % des voix, contre 44,87 % pour son adversaire de gauche, Fernando Haddad.

« Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche », a affirmé le nouveau président brésilien .« Ensemble, nous allons changer le destin du Brésil », a insisté l’ex-capitaine de l’armée de 63 ans, qui prendra les rênes du plus grand pays d’Amérique latine en janvier, grâce aux suffrages de plus de 57 millions d’électeurs.

Entouré de sa troisième épouse, Michelle, et d’un pasteur évangélique, Jair Bolsonaro a promis que son gouvernement « défendra la Constitution, la démocratie, la liberté ». « Cela n’est ni la promesse d’un parti, ni la parole vaine d’un homme, mais c’est un serment devant Dieu », a-t-il poursuivi, répondant ainsi à ses détracteurs qui le voient comme une menace pour la démocratie.

Manifestations de joie

Dès l’annonce des premiers résultats partiels, des feux d’artifice ont été tirés sur la plage de Barra da Tijuca, où des dizaines de milliers de partisans de Bolsonaro étaient rassemblés devant son domicile pour célébrer la victoire de celui qui deviendra chef de l’Etat en janvier, pour quatre ans. « Nous sommes le peuple indigné, exaspéré par la violence et la corruption. Le peuple a parlé. C’est la première fois que je me sens représenté », s’est exclamé André Luiz Lobo, chef d’entreprise noir de 38 ans.

A Sao Paulo, plus grande métropole du Brésil, des milliers de partisans de Bolsonaro sont également descendus dans les rues, notamment avenue Paulista, une des principales artères de la mégalopole. « Le Brésil a été libéré du communisme, du communisme de Cuba et du Venezuela », a scandé Sheila Sani, 58 ans, déployant un grand drapeau du Brésil.

Dans son premier discours après l’annonce des résultats, Fernando Haddad n’a pas félicité le vainqueur et a demandé que ses « 45 millions d’électeurs soient respectés ».

« Les droits civiques, politiques, du travail et sociaux sont en jeu maintenant. Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la nation au-dessus de tout. »

Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, Jair Bolsonaro a réussi à s’imposer comme l’homme à poigne dont le Brésil aurait besoin.

Défenseur de la famille traditionnelle, il a reçu le soutien crucial des puissantes Eglises évangéliques . Ses prises de position protectionnistes, pro-vie et en faveur de la famille traditionnelle lui valent d'être décrié par les partis de gauches et les progressistes qui en revanche défendent l'avortement, les lobbies LGBT etc...

Jair Bolsonaro conclut son discours par : Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous !

Des femmes noires ont également manifesté leur joie, faisant un pied-de-nez aux détracteurs de Bolsonaro. ( Photo : CARL DE SOUZA. AFP)

Des femmes noires ont également manifesté leur joie, faisant un pied-de-nez aux détracteurs de Bolsonaro. ( Photo : CARL DE SOUZA. AFP)

source : https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/29/jair-bolsonaro-elu-president-le-bresil-prend-le-virage-de-l-extreme-droite_5375879_3222.html

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #actualité

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