Le nouveau ministre de la culture en Espagne a proposé de donner les mêmes droits aux animaux qu’aux hommes

Publié le 21 Juin 2018

Jose Guirao prenant ses fonctions au ministère de la culture espagnol. (photo : Rodrigo Jimenez/EFE)

Jose Guirao prenant ses fonctions au ministère de la culture espagnol. (photo : Rodrigo Jimenez/EFE)

Il s’appelle José Guirao, et il ressemble à n’importe quel homme costumé cravaté, coupe de cheveux impeccable, rasé de près – rien du grand primate ni même du petit. Pourtant, ce nouveau ministre de la culture et des sports du gouvernement Pedro Sanchez affiche à son palmarès un discours que les médias se sont fait un malin plaisir de ressortir depuis qu’il a obtenu son nouveau portefeuille ministériel : en janvier 2016, il proposait de donner les mêmes droits aux animaux qu’aux hommes.
 
A tous les animaux. Exactement les mêmes droits. Si, si…
 
Ce pro-animaliste radical participait alors en tant que directeur de la Fondation Montemadrid à une rencontre de presse organisée avec Capital Animal, une plateforme culturelle et artistique de lutte pour les droits des animaux. L’homme qui s’est longtemps occupé d’art contemporain, sept ans directeur du musée Reina Sofía, a certainement dépassé les attentes de ses hôtes en présentant une version extrême de la lutte pour la cause animale.
 

Les mêmes droits pour les animaux et pour les hommes ?

 
Ayant expliqué qu’il était normal, jadis, que l’homme, espèce comme une autre, ait agi et lutté pour s’assurer un habitat et un territoire, sa « survie » en somme, il a demandé que l’on rompe désormais avec ce que fut l’histoire humaine pendant des millénaires pour mettre en place un véritable « changement anthropologique radical », et en définitive le « changement de paradigme » réclamé par le Nouvel Age, pour difficile et ardu que cela puisse paraître.
 
Les animaux, a-t-il expliqué, doivent être considérés comme des égaux alors que l’homme « avec tout son orgueil de race » les a depuis toujours considérés comme des inférieurs qu’il a mangés, utilisés pour le travail ou pour le divertissement. Il est temps que cela change, selon le futur ministre : « L’espèce humaine, dans sa superbe, a oublié tout ce qui la rend humaine », déclarait alors José Guirao. « Si réellement nous sommes arrivés à un niveau de technologie aussi avancée, comment est-il possible que nous continuions d’avoir des instincts aussi primitifs, aussi éloigné de la réalité du bien-être et des possibilités que possède l’espèce, pour continuer à jouer à ce jeu si primitif ? », a-t-il dit.

Membre du parti socialiste espagnol, Guirao veut voir l’homme « considérer les animaux comme des égaux, mais égaux en tout : égaux en intelligence, en sensibilité, en droit à la vie », comme il l’a indiqué en donnant l’exemple des chasseurs qui prétendent avoir le droit de tuer des chèvres parce que celles-ci sont en surpopulation. « Je leur réponds qu’il y a aussi une surpopulation humaine ; personne ne proposerait, et si quelqu’un le faisait nous penserions qu’il s’agirait d’un monstre, que l’on doive en éliminer une partie pour que la situation soit viable. » Ce qui n’empêche pas le nouveau ministre de militer au sein d’un parti favorable à l’avortement… Encore une fois nos politiques occidentaux inversent toutes les valeurs pour les caricaturer à leur guise.
 
Ce qu’il veut au fond, c’est qu’ayant « rendu » leurs droits à toutes les espèces animales, l’homme retrouve ses instincts qui permettent de pressentir l’arrivée d’un séisme ou d’un tsunami. Pas sûr que cela fonctionne. Mais on ne s’étonnera pas de voir un sectateur de l’art contemporain déprécier à ce point la spécificité de l’homme et de la raison.

 

En quoi cette volonté est-elle grave ?

Le fait de vouloir protéger la vie animale est une bonne chose en soi. Dans le premier récit de la Création, Dieu crée les animaux le cinquième jour, après la végétation… et avant l’arrivée de l’homme, qui apparaît en même temps que les animaux terrestres (Genèse 1, 26). Mieux, Dieu bénit les animaux – mais pas les plantes (Gn 1, 23). « Mais attention, distingue Pierre de Martin de Viviès, si Dieu a une parole pour les animaux, il n’instaure pas avec eux un dialogue comme il le fait avec l’homme. » Ce dernier, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, est un être à part. C’est cette ressemblance – l’homme est capable d’agir comme Dieu – qui le distingue ontologiquement de l’animal. Une mission claire lui est assignée : « Gouverner » (Gn 1, 28).

La Bible donne aussi des droits à l'animal , ainsi les animaux ont droit au jour du Sabbat (Exode 23.12). Et l'homme ne "musèlera pas le bœuf quand il foule le blé" (Deutéronome 25.4), manière de signifier qu'il peut manger le grain tomber à terre.

Toutefois, comme nous l'avons dit précédemment , l'homme doit gouverner sur la création (Genèse 1.28), en somme la création a été donnée  à l'homme pour qu'il y affermisse sa domination sur elle. L'animal n'est donc pas l'égal de l'homme...

Cette inversion des valeurs divines (que l'on retrouve dans tous les domaines de la société désormais) va inexorablement nous mener d'ici quelques décennies tout au plus vers l'acceptation d'une revendication déjà actuelle des zoophiles : le mariage entre les humains et les animaux. D'ailleurs cette pratique existe déjà de façon marginale ou tribale .

Voir : Un maire Mexicain se marie avec un crocodile

Après la mort de son chat (et mari), elle va épouser son chien !

En 2006 au Soudan, un homme est forcé de se marier avec une chèvre après avoir été surpris lors d'un acte sexuel avec celle-ci. D'autres mariages avec des humains impliquent des animaux tels que des chiens, des chats, des grenouilles et un dauphin. En 2010, un Balinais âgé de 18 ans est surpris en plein rapport sexuel avec une vache qu'il accuse d'avoir flirté avec lui. Il est contraint de se marier avec elle au cour d'une cérémonie, censée nettoyer le village de cet acte de bestialité immorale. Les nouveaux mariés sont noyés, lui symboliquement, et elle réellement.  (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_entre_humains_et_animaux)

Si certains n'y croient pas, demandez donc à vos parents et grands-parents si de leur époque, il était question de marier deux hommes ou deux femmes...

Romains 1.14-25 : "C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté par les désirs de leur cœur, de sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leur propre corps,  eux qui ont remplacé la vérité de Dieu par le mensonge et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! "

 

 

sources : https://reinformation.tv/ministre-culture-espagne-memes-droits-animaux-hommes-nouveau-smits-85405-2/

https://www.la-croix.com/Journal/Bible-respect-animaux-2017-07-15-1100863077

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #signes des temps

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