Centrafrique : Des églises incendiées et un pasteur tué

Publié le 18 Février 2017

Bangui - Les miliciens ont pris d'assaut un centre de santé dans la capitale de la République centrafricaine faisant plusieurs blessés et au moins cinq morts, dont un pasteur, ont annoncé les autorités mercredi.

Bangui - Les miliciens ont pris d'assaut un centre de santé dans la capitale de la République centrafricaine faisant plusieurs blessés et au moins cinq morts, dont un pasteur, ont annoncé les autorités mercredi.

Les combats étaient localisés mardi sur PK5 le quartier de Bangui, longtemps un point central pour les tensions entre les combattants musulmans et chrétiens, bien que que la sécurité se soit améliorée au cours des derniers mois.

Plus de deux douzaines de blessés ont été amenés à un centre de santé local, selon le Dr Michel Yao, agissant en tant que coordonnateur humanitaire des Nations Unies dans le pays et le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé.

"Des éléments armés sont entrés de force dans le centre avec l'intention de tuer certains blessés," a-t-il déclaré mercredi.

La violence a été déclenchée par une opération militaire dans laquelle les forces de l'ONU et d'Afrique centrale ont cherché à interroger le chef de milice locale Youssouf Sy, également connu sous le nom Big Man. Les forces de sécurité ont dit qu'elles ont été la  cible de tirs et ont riposté, tuant Sy et un de ses associés.

Au moins deux églises ont été incendiées en représailles par les partisans de Sy. Parmi les victimes, était un pasteur, Jean Paul Sankagui, selon Awadal Karim Mahamat, imam de la mosquée Ali Babolo en PK5.

"Nous lançons un appel au calme. Nous rappelons aux gens de respecter le rôle des forces de sécurité," a dit Jean-Serge Bokassa, ministre de la Sécurité publique.

La République Centrafricaine a explosé dans la violence à la fin de 2013, lorsque la colère est montée contre un chef rebelle musulman qui avait pris le pouvoir par la force. La réaction contre des civils musulmans a contraint la plupart des musulmans de Bangui à fuir le nord ou vers le Tchad voisin et le Cameroun.

Le pays a organisé des élections démocratiques pour la plupart pacifiques il y a un an. Cependant, les milices armées persistent, non seulement dans le nord largement non gouverné mais aussi dans des poches de Bangui, menaçant de saper les progrès récents. 

 

source : http://www.ichretien.com/actualite/violences-inter-religieuses-des-eglises-incendiees-et-un-pasteur-tue-3947.html

Rédigé par PERSCH Emmanuel

Publié dans #Eglise persécutée

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